Réflexion sonore et visuelle sur l’exploration du pôle nord et aujourd’hui son exploitation -minière, pétrolière…- ainsi que la place laissée aux autochtones de ces contrées éloignées au sous-sol tant convoité.

Le détournement d’extraits vocaux prélevés dans des documentaires américains et canadiens des années 40 et 50, lorsque la recherche de pétrole en Alaska et au Canada a fait redécouvrir les peuples inuits au reste du monde, nous rappelle que l’on s’intéresse au pôle nord depuis peu de temps. Ils nous apprennent aussi que la notion de progrès tant défendue à l’époque n’a pas eue la répercussion attendue pour les peuples autochtones du grand nord. En à peine un demi-siècle les populations ont été précarisées, déracinées, acculturées, alcoolisées et peinent aujourd’hui à relever la tête pour créer une identité qui leur soit propre.

Les questions que posent cette création sont :

- Qu’allons-nous faire des nouvelles étendues de terre que la glace laisse apparaître ?

- Qu’est-ce que la vie dans ces zones extrêmes ?

- Sommes nous prêt à nous y installer de façon durable pour aller exploiter le pétrole et les richesses du sous-sol ?

L’univers sonore de cette pièce a été créé à partir d’un mélange de bruits enregistrés, de murmures rythmiques déstructurés, de sons analogiques et numériques modifiés et de ces voix-off introduisant ce nouveau monde qui s’ouvre au progrès.

L’univers mystérieux d’une contrée peu connue dans lequel nous plonge le visuel est en opposition à la vie urbaine, via un mélange de couleurs et une superposition d’images.

Les différentes strates d’images unissent ainsi deux univers à la fois proche et pourtant éloignés. 

C’est la résilience d’une culture peu connue et riche.

Participation au prix Pierre Schaeffer 2013.

Réalisation // Danse // Animation // Montage : Érika Circé http://erikacirce.tumblr.com/

Musique : TSF http://tomasoundfactory.bandcamp.com/

Merci à Clémence Renaud.

Façade.

Décor domestique de rêve, on se croit dans un magasin grande surface en train de décidé quelle sera la prochaine manifestation physique de notre personnalité à travers nos meubles. Façade est ce qui est en surface des choses. En apparence chic et de bon goût dissimulant le lieux de fabrication, la provenance des matériaux, la main d’oeuvre, mais surtout la standardisation de nos besoins. Satyre de la surproduction en opposition avec la production au détail.

Façade.

Ideal domestic environment, we experience a big-box store choosing the next physical manifestation of our personnality trought furniture. Façade is what lay on the surface of things. At the first glimpse smart and fashionable hiding the origin and manufacture.

Janvier 2014
Érika Circé-Perrault
Frédérick Desbiens

Demain inventera le reste par Léo Maraviglia et Érika Circé

Installation sur le mont-Royal, installée de septembre à novembre. Oeuvre qui vit en dehors des créatrices. Les centaines de passants se sont approprié l’oeuvre. Des mots d’amour, de paix, des interventions de toutes sortes apparaissent tout les jours depuis 2 mois maintenant. Des papiers se sont ajoutés, des crayons, des dessins, toutes sortes de choses que nous n’avions pas prévues. La forêt autour de l’arbre se trouve maintenant occupée par l’installation. Un lieu de paix ou une multitude de cultures se rencontrent. Des mots en arabe, français, anglais, espagnol, coréen, hébreux et d’autres langages que nous ne pouvons pas identifier. 

(«Demain inventera le reste» est une parole qui fut trouvée sur un des cartons)

Liens est une oeuvre à propos des relations interpersonnelles. En s’unissant ensemble, nous tissons des liens. En temps de conflit, il en revient aux individus de démêler les problèmes. Lorsque l’une des deux personnes bouge dans une direction, il en revient à l’autre de suivre ou de résister, tenir son bout. On est parfois la marionnette de l’un. Parfois nous devons déprendre l’autre des cordes qui se sont resserrées. Lorsque plus rien ne fonctionne entre les individus, il en revient à ceux-ci de trancher les attaches…

pour aller recoudre nos blessures et se lier de nouveau ailleurs. 

Performance ayant eu lieu le 30 mars 2013 à Montréal.

avec la participation de:

Érika Circé-Perrault

Patricia Favreau

Ariane Fairlie

Roby Provost-Blanchard

Marie-Victoria Laurence

Essaie sur les profondeurs et la vitesse. Vidéo à regarder en plein écran. 

Work on dept and speed. To watch in full view.

Living in the trees,Performance collective, Octobre 2012, Concordia University.
Alexia lafertes-Coutu, Madeleine Sithorbe, Érika Circé-Perrault
Commentaire sur les gestes intimes du maquillage fait dans un lieu public. L’ironie d’avoir un miroir aussi gros, donnant l’impression d’une maison en plein milieu d’un parc. Le fait étrange des femmes qui transportent une trousse, parfois importante, de maquillage dans leurs sacs à mains. Le poids ajouté physiquement et socialement aux femmes qui doivent conserver une certaine apparence dans les lieux publics.

Comment about make-up in a public space. The ironie of a big big miroir, giving the impression of a house in a parc. The strangeness of carrying make-up arround all day in a purse. The physical and social weight added on the shoulders of women who must stay pretty in public spaces.

http://youtu.be/yiIQtQHiqFw

Living in the trees,Performance collective, Octobre 2012, Concordia University.

Alexia lafertes-Coutu, Madeleine Sithorbe, Érika Circé-Perrault

Commentaire sur les gestes intimes du maquillage fait dans un lieu public. L’ironie d’avoir un miroir aussi gros, donnant l’impression d’une maison en plein milieu d’un parc. Le fait étrange des femmes qui transportent une trousse, parfois importante, de maquillage dans leurs sacs à mains. Le poids ajouté physiquement et socialement aux femmes qui doivent conserver une certaine apparence dans les lieux publics.

Comment about make-up in a public space. The ironie of a big big miroir, giving the impression of a house in a parc. The strangeness of carrying make-up arround all day in a purse. The physical and social weight added on the shoulders of women who must stay pretty in public spaces.


http://youtu.be/yiIQtQHiqFw

Tree dresses performance

Tree dresses performance

Commentaire sur la haute couture en milieu urbain. Vêtements déconnectés des principes de confort et d’utilité, n’ayant pas d’autres fonctions que d’être plaisants au regard. Performance ayant eu lieu dans le tunnel Square-Victoria de Montréal, Canada. Un après-midi, à l’heure des sorties de bureau, des modèles déambulent au milieu des fonctionnaires, dans un espace aseptisé. 


Statement on fashion, it’s practicality in everyday life. Creating clothing with the main purpose of being pleasing to look at, regardless of comfort and praticticality. Performance in a clean white space during rush hour, models are wandering trough workers.

Artiste: Érika Circé-Perrault

Modèles: Patricia Favreau et Myriam Racine

Vidéo: Camil Benoit

Photo: Christian Mousseau

En date du 26 novembre 2012, Montréal, Canada

Vidéo de la performance disponible au :

https://www.youtube.com/watch?v=9FgsA5k-v6A

Performance Bleu

   Yves Klein revisité par une artiste femme. Rétablissant l’équilibre entre le corps de la femme trop souvent utilisé comme objet dans l’histoire de l’art. Ici deux choses se passent, la volonté féminine qui s’exprime ainsi que l’émancipation du corps nu masculin sous-dévoilés dans les siècles derniers. 

  L’artiste demande à ses modèles de se recouvrir de peinture les uns après les autres. Une musique électroacoustique est jouée en direct durant la performance et le musicien est aussi à l’affut des demandes de l’artiste. À tour de rôles chacun des modèles ira laisser une emprunte de son corps sur une toile suspendue sur le mur. Chacun d’entre eux fera une double marque sur la toile. La musique tantôt basse, tantôt haute, rapide ou lente viendra ponctuer les actions et les directives de l’artiste.

  Le bleu de la peinture recouvrant à la fois les modèles et leurs empreintes créer deux espaces ou les corps existent donnant l’illusion de présence humaine. L’énergie paisible créée par la couleur bleu changera lorsque les modèles devront recouvrir leur pubis de peinture rouge. Créant un contraste fort sur le corps des modèles, qui devront aller ajouter le rouge à leur emprunte respective pour la touche finale de l’oeuvre.

  Dans un climat de respect et de compréhension, c’est au 21e siècle que les deux sexes s’échangent les rôles préétablis, les transforment, les mélangent, jusqu’à ce qu’il ne reste plus que des êtres humains.

Blue Performance

  Klein reinvented by a female artist. Seeking to establish balance between the female body overused by male artist through art history. Two things are happening during the Performance Bleu; the women’s will and the liberation of the nude male figure forgotten during the las centuries.

  In an respectfull and understanding environnement, it’s in the 21 century that both genders exchange preestablished roles, transform them, mix them, until there’s nothing more than human beings.

Artiste, chef d’orchestre: Érika Circé-Perrault

Artiste Directeur photo/vidéo: Robby 

assistante: Roxanouk Malchelosse

assistante à la caméra: Patricia Favreau

photo: Michel Robitaille

Directeur musical: Philippe Blanchette

Modèles;

Andrew Bathory

Alexandre Hupé

Jean-Dominique Lapointe Thibeault

Raphael Foisy-Couture

Performance ayant eu lieu le 14 octobre 2012 au V.A. de Concordia University.


Vidéo: http://youtu.be/0NKxwOKvOcw


Projet bleu

  Une adaptation des Antropométries d’Yves Klein. Dans la pièce original datant des années 60, Klein utilise le corps nu féminin comme outil. Les jolies jeunes femmes sont des pinceaux et n’ont aucun pouvoir décisionnel. Elles sont couvertes de peinture bleu et font des traits sur une toile géante.

  Pour le projet Bleu présenté à l’université Concordia, deux femmes font les décisions artistiques. Créant un espace dans lequel elles bougent ainsi que des lignes invisibles dans l’espace. La peinture bleue utilisée au début colore les robes et les bandes de tissus qui pendent du plafond, pour ensuite se mélanger à l’eau qui recouvre le plancher. Avec la touche finale de peinture rouge riche en symbolique les artistes se dissocient du travail d’Yves Klein.

  Ce qui était entièrement bleu au début, se mélange et se transforme en une riche palette de mauves avec l’ajout de rouge. Le mauve fini par recouvrir robes, tissus et le bassin d’eau du plancher. Une métaphore visuelle des rôles traditionnels des sexes qui se transforme au gré des époques.

  Projet bleu

  An adaptation of Yves Klein’s antropometric art. In the original piece, Klein uses the women’s nude body as a tool to make marks on a canvas. Using beautiful women’s and robbing them of their power of decision. The original work from the 60’s, always bothered me a little bit. 

  In the «Projet Bleu» I presented at Concordia University, we have two women’s making artistic decisions. Creating a space in witch they move, making invisible lines in the space. Using blue paint in the beginning, we interacted with the floor covered with water and with the fabric hanging down the ceiling. Adding in the end the strong energy of the red paint, we dissociate ourselves from Klein’s work. 

  What was all blue in the beginning ended up being a rich purple palet, on our dresses, in the water and on the hanging fabric. A metaphor with the gender traditionnal roles in the society.

Modèles: Érika Circé et Maya Cashaback

Photographes: Matthieu Paroux, Camil Benoit et Serge Dumais 

Date de la performance: May 2012


Vidéo de la pièce original d’Yves Klein des années 60, original piece by Klein:

 http://www.youtube.com/watch?v=dyOm2c815fQ